LE SOLSTICE D'HIVER, FETE ANCESTRALE EUROPEENNE |
31/12/2007 |
Cette période plus connue sous le nom de Noël, portait différents noms selon les pays de France. Yul en Normandie, Nedelec en Bretagne, Nadal en Languedoc, Nan en Anjou, Poitou et Charente, Calendo en Provence, Chalende en Dauphiné par exemple. Son temps est de douze nuits mais peut varier selon les contrées. Durant les douze nuits de célébration, la nuit la plus importante est la plus longue de l'année, le 21 décembre. C'est le solstice d'hiver à partir duquel le soleil invaincu remonte progressivement sur l'horizon. C'est le perpétuel cycle de la mort et de la vie, du Ragnarök et de la renaissance. A la fois fête des morts, du clan et de la fécondité, cette tradition enracinée jusqu'au plus profond des âges nous rappelle combien il est important de préserver nos mémoires en ces temps de chaos. Car une Nation sans passé est une Nation morte. A chacun donc de perpétuer la tradition en famille autour d'un bon repas, d'un feu chaleureux et d'un bon verre d’hydromel !
Dans tous les pays nous retrouvons de grandes affinités communes, je parlerais ici plus particulièrement du solstice Nordique. Tout d'abord, décorons la maison avec des branchages de gui, de sapin et spécialement de houx, qui accrochés sur les murs ou au plafond offriront la présence de la nature. Couronnes et guirlandes doivent être nouées de rubans en papier doré. Afin de respecter une certaine harmonie nous limiterons à deux le nombre coloris. Chaque territoire a ses couleurs, rouge et jaune en Normandie et en Occitanie.

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Noir et jaune pour la Flandre. Rouge et blanc en Alsace. Les feuillages peuvent également être rehaussés par des petits objets en paille tressée et noués de rubans rouge. Dans un petit rondin de bouleau nous graverons les Runes du Futhark Germanique qui correspondent à chaque membre de la famille. A l'extérieur, on suspend avec des rubans rouges sur la porte de la maison une grosse boule de gui. On la brûlera généralement dans le feu lors de la dernière veillée du cycle des douze nuits. L'incontournable sapin, symbole le plus populaire dans le monde, prend ses origines dans l'antiquité Païenne. La forêt et les arbres (Yggdrasil, Irminsul...) ont une importance rituelle capitale. Le sapin doit être choisi le plus haut possible et avec ses racines de manière à pouvoir le replanter par la suite. Il doit être décoré de rubans de couleurs, de bougies (éviter les guirlandes électriques), de boules colorées, d'oranges plantées de clous de girofle, de petits gâteaux et d'objets en paille tressée. Il faut placer au sommet de l'arbre un symbole solaire. Soleil de paille ou roue solaire. |
Le soir du solstice d'hiver, le maître de maison va choisir une bûche de bois. Elle aura un rôle primordial dans la veillée. C'est un élément clé de la décoration du foyer et du déroulement du rituel. Présente dans la plupart des pays européens, elle porte le nom de Trefouet en Normandie, Kerstblock en Flandre, Holtzklotz en Alsace, Kef an Nedelek en Bretagne, Choque en Picardie, Coque en Champagne, Catsaou en Gascogne, Tronche en Savoie et Franche-Comté, Cachafuec à Nice, Tio en Roussillon, Calignaou en Provence, Turro de Nadal en Languedoc, Cippo en Corse... Cette bûche devra être décorée par l'épouse, avec du feuillage de houx, de sapin et du gui, puis entourée de rubans de couleurs. Des devises, Runes ou symboles peuvent être gravés sur la parcelle de bois. Par la suite, juste avant d'être placée dans la cheminée, la bûche doit être arrosée d'eau de vie par l'enfant le plus jeune. Le plus âgé des enfants, lui, placera ensuite cette bûche sur une structure consciencieusement préparée de papier froissé et de brindilles. Il doit ensuite allumer le feu avec un tison provenant du solstice d'été précédent et dire : « Que cette flamme venue du jour le plus long de l'année nous éclaire pendant la nuit la plus longue. Qu'avec elle, le Soleil revienne dans notre demeure.»
Pendant que le feu brûle toute la famille se réunit autour de la table. Il faut alors allumer trois bougies symboliques de cette veillée, représentant les parents disparus, les amis absents et les enfants à naître. Elles doivent se trouver sur le même et unique bougeoir, de préférence en fer. Le père allume d'abord la bougie rouge en disant : « J'allume cette flamme en souvenir de tous les morts de la famille qui nous ont précédé sur cette Terre et sans qui nous ne serions pas ce que nous sommes».
La mère allume ensuite la bougie bleue en disant : « J'allume cette flamme en témoignage de fidélité à tous le parents et amis absents qui ne peuvent se trouver avec nous ce soir mais qui partagent notre foi dans le retour de la Lumière. » puis, la personne la plus âgée allume la bougie verte en disant : « J'allume cette flamme en espérance de tous les enfants qui naîtront dans notre communauté et perpétueront à leur tour le feu du soleil ». Les trois bougies allumées, des petits présents symboliques liés à la cérémonie sont offerts à chacun. Juste avant de commencer le repas, arrive le grand moment pour le maître de maison d'allumer la bougie se trouvant au sommet de la Tour de Jul, elle doit être en partie déjà consumée et ne doit durer que le temps de la veillée. Il doit alors prononcer ces mots : « J'allume cette dernière flamme de l'année qui s'achève. Qu'elle éclaire de sa lumière et de sa joie la veillée du solstice d'hiver de l'an (ici la date) parmi tous les membres de la famille... (ici le nom) ». La bougie qui se trouve à l'intérieur de la tour symbolise l'année à naître du coeur même de l'année qui s'achève. Cette bougie doit rester éteinte jusqu'à minuit. |
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Vient alors l'heure du repas, pendant lequel il convient que toute la famille prononce les trois appels pour les Dieux Scandinaves Thorr, Freya et Odinn. Commençons notre repas de solstice d'hiver par l'incontournable nourriture de l'Atlante. Chaque territoire a ses propres recettes, même si beaucoup restent proches. Il est toutefois inconcevable de ne pas manger des produits de la mer. Après cette première dégustation, le premier appel doit être porté: « Buvons à la santé du Dieu Thor! Qu'il nous apporte la Force dans nos combats.»
Nous pouvons ensuite manger du savoureux boudin blanc puis, le plat principal ne peut être autre que du porc. Tradition oblige, hors de question de manger de la dinde ou du coq ! Le mieux étant un animal entier, rôti et bourré de farce. Il doit être accompagné de pommes de terre ou de purée de marrons et de pommes « grises ». Après avoir manger le porc, il faut porter le second appel : « Buvons à la santé de la Déesse Freya ! Qu'elle nous apporte la Fécondité dans nos travaux. »
Le banquet continue avec une salade d'hiver, mélange d'endives, de betteraves rouges, de noix, de pommes émincées assaisonnées de jus de citron et de crème. Les pommes et les noix ont toujours fait partie du menu du solstice d'hiver. Dans ces fruits se cache le noyau de la vie éternelle. On accompagne ce mets de fromage du pays. L'instant de porter le dernier appel est arrivé : « Buvons à la santé du Dieu Odinn ! Qu'il nous apporte la Sagesse dans nos audaces. »
Enfin, pour finir, le dessert prend place ; aujourd'hui il est souvent une bûche glacée ou pâtissière, c'est une hérédité inconsciente de la bûche de bois utilisé par nos ancêtres. Nous pouvons plus traditionnellement créer des petites pâtisseries en formes de bouc, cheval et sanglier, ou cuisiner des gâteaux à base de pommes ou de noix et de marrons. Quant à la boisson, elle dépend de la tradition régionale mais reste fréquemment du vin chaud, en particulier le « glögg », alcool coutumier du Grand Nord. Le repas est consommé, l'heure de la veillée commence autour du feu. Chacun peut y lancer des écorces gravées de Runes en formulant un voeu, un serment. Nous pouvons également lire des récits, des contes.
Cette fête est aussi une manière de marquer notre lutte pour ne pas oublier les hauts faits de nos pères et transmettre notre héritage à nos descendants. Que cette nuit magique vous apporte à tous la force et le courage de continuer coûte que coûte notre combat. Prolongeons notre lignée et restons fidèle.
Par Hervald R. pour les JI-Normandie - http://jinormandie.hautetfort.com
Merci aux JI de Normandie pour cet éclairage (!) sur une des fêtes les plus importantes du calendrier païen.
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LES TREIZE DESSERTS DU NOEL PROVENCAL |
24/12/2007 |

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“Ce jour là, sur la table, trois chandelles brillaient, et si parfois la mèche tournait devers quelqu’un, c’était de mauvaise augure. A chaque bout dans une assiette, verdoyait du blé en herbe qu’on avait mis à germer dans l’eau le jour de la sainte Barbe. Sur la triple nappe blanche, tout à tour apparaissaient les plats sacramentels : les escargots (…) la morue frite et le muge aux olives, le cardon, le scolyme, le céleri à la poivrade, suivis d’un tas de friandises réservées pour ce jour là.”
Frédéric Mistral |
Les desserts provençaux du souper de Noël sont au nombre de treize comme les convives de la Cène. Leur composition peut varier en fonction des régions, des cantons, des villes et même des familles :
- raisins séchés ;
- figues sèches ;
- amandes et noix ;
- prunes de Brignoles
- poires d’hiver et pommes ;
- cédrats confits ;
- confiture de coings et confiture de fruits au moût de raisin ;
- nougat blanc (noisettes, pignons et pistaches) et nougat noir (miel) ;
- cachat piquant (fromage blanc) ;
- fougasses ;
- bugnes frites ;
- galettes au lait parfumées au fenouil et au cumin ;
- pompe à huile pour saucer le vin cuit.
Après le gros souper qui se termine par un verre de ratafia, la maisonnée prend la route de l’église pour la messe de minuit. La porte n’est pas fermée à clef. On laisse sur la table la troisième nappe et les reliefs du repas afin que les anges et les défunts puissent se restaurer.
Les trois nappes représentent les trois personnages de la Trinité, le décor est éclairé de trois bougies. Chaque personne les allume, la plus âgée commençant. Selon les puristes faut sept plats au souper de Noël en souvenir des sept plaies du Christ crucifié. La pompe à huile est un pain de fête préparé à la maison mais cuit chez le boulanger. Il s’agit de l’huile d’olive qu’on ajoute à la pâte confectionnée de farine, de levain, de sucre, de cassonade et aromatisée de zeste d’orange et de citron. On la déguste trempée dans du vin cuit. Les quatre mendiants sont composés de quatre fruits secs. Leur couleur sombre rappelle celle des robes des ordres des mendiants. On raconte que les raisins secs symbolisent les Dominicains, les amandes les Carmes, les figues les Franciscains, les noisettes les Augustins.
Les treize desserts sont souvent accompagnés de ratafia de cerises et de Carthagène.
Il ne reste plus qu’à nouer les quatre coins de la troisième nappe pour en faire un baluchon et apporter aux pauvres les reliefs du souper.
D’après http://www.joyeux-noel.com
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JUL LEUCHTER OU CHANDELIER DE NOEL |
24/12/2007 |

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Le bougeoir de terre cuite appartient au rituel des fêtes traditionnelles célébrées lors du solstice d’hiver dans les pays d’Europe du Nord.
Son origine est fort lointaine, comme en attestent les quelques modèles présentés par des musées folkloriques scandinaves, tels ceux de la Province de Halland, en Suède.
De base carrée, la poterie comporte quatre faces : chacune d’elles est décorée d’un coeur ajouré, surmontant une croix à six branches inscrite dans un cercle. Ce graphisme est présent dans toute l’Europe. Outre sa signification solaire, il évoque également la rune Hagal qui exprime la double notion de cycle et de tonalité, l’indissoluble réunion de la vie et de la mort.
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Selon la tradition, au début de la soirée du solstice d’hiver (ou de Noël), on allume une première bougie, placée au sommet du chandelier. Cette flamme est l’image vivante et dansante de l’année, du cycle, qui s’achève. A minuit, on retire cette bougie sans l’éteindre, et l’on s’en sert pour allumer une autre bougie placée au dessous. Cette dernière représente le cycle qui commence, situé au coeur même de celui qui vient de s’achever.
Comme le “Yule Candle” des britaniques, le chandelier-photophore est donc riche de symboles : le cycle du temps, l’espoir en une renaissance. Il est l’image du soleil qui ne meurt pas, il évoque la grande roue des saisons.
Avec lui, se fête la vie immuable dans sa perpétuelle transformation.
Source: www.geri-freki.com
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NOS ORIGINES, LES INDO-EUROPEENS |
19/12/2007 |
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LA FONDATION DE MARSEILLE |
18/06/2007 |
Marseille est la plus ancienne ville de France. Plutôt que de ne garder comme image de notre ville que son équipe de foot, ses écharpes et ses T-shirts « Marseille indépendante » ou « fiers d’être marseillais » où l’on ne se glorifie que des performances de l’OM black-(blanc ?)-beur, nous vous invitons à vous plonger dans un passé plus authentiquement héroïque et glorieux, celui qui vit naître la ville de Marseille.
Nous sommes à l’été de l’an 600 av.JC. Deux navires grecs à cinquante rameurs, les pentécontères, longent l’actuelle pointe du phare et pénètrent dans la passe qui conduit à l’anse du Lacydon, notre Vieux Port. Sur un ordre bref, les rameurs ralentissent puis relèvent leurs avirons. Les jeunes gens contemplent le site de leur future cité, et sont charmés par la beauté du lieu, qui leur rappelle leur ville de Phocée.
L’expédition vient en effet de la cité ionienne de Phocée, située sur la côte d’Asie mineure, actuellement turque. Mais pourquoi ces jeunes Phocéens ont-ils choisi un site situé à plus de 2000 km de leur cité natale ? Leur aventure personnelle s’inscrit dans un double mouvement : celui de la colonisation grecque en général, et celui des aventureux colonisateurs phocéens en particulier. Le mouvement colonial grec commence au milieu du VIII° siècle avant notre ère : les cités Grecques d’Europe et d’Asie Mineure deviennent une base de départ pour la fondation de nouvelles cités tout autour de la Méditerranée. Ces nouvelles cités, qui le plus souvent devenaient politiquement indépendantes de leur métropole pour ne garder avec elle que des liens culturels et parfois commerciaux, étaient fondées en raison de poussées démographiques qui ne permettaient plus d’assurer le ravitaillement de la population. Ainsi, sous le commandement d’un ou plusieurs oikistes, une flotte de jeunes gens partaient fonder une nouvelle citée pour soulager leur mère patrie d’un excédent de bouches à nourrir, après qu’une expédition de reconnaissance leur eut indiqué un endroit favorable.
Ainsi Phocée, célèbre cité grecque d’Asie Mineure, avait déjà participé à cette aventure coloniale en fondant Lampsaque, sur les côtes de la mer Noire. Mais les côtes voisines étant déjà occupées, il lui fallait chercher ailleurs. C’est pourquoi les Phocéens se tournèrent vers la Méditerranée occidentale. On se rendit donc au temple d’Ephèse pour savoir si les dieux favoriseraient l’entreprise, sans quoi rien ne pouvait se faire. Or Artémis approuva la demande des Grecs, qui purent partir, avec à leur tête deux chefs : Samos et Protis, la belle prêtresse d’Artémis qui répondait au nom d’Aristarqué, cent rameurs, et un équipage, composé exclusivement d’hommes (et on ne touche pas à une prêtresse !).
La légende nous rapporte que la fondation de Marseille fut pacifique. Lorsque les Grecs arrivèrent, ils furent confrontés aux autochtones : des Ligures, peuple vigoureux. Justin, écrivain latin du II° siècle av.JC nous décrit ainsi la scène : « Ils allèrent solliciter l’amitié du roi des Ségobriges, appelé Nann, sur le territoire duquel ils désiraient fonder une ville. Par hasard, ce jour-là, le roi était occupé aux préparatifs du mariage de sa fille Gyptis, que, selon la coutume de son peule, il se disposait à donner en mariage à un gendre choisi pendant le festin. Ainsi, alors que tous les prétendants invités aux noces étaient présents, les hôtes grecs sont conviés au repas. Ensuite la jeune fille est introduite, et lorsque son père lui demande d’offrir de l’eau à celui qu’elle a choisi pour mari, elle laisse de côté tous les prétendants et, se tournant vers les Grecs, offre l’eau à Protis qui, d’hôte devenu gendre, reçut de son beau-père un terrain pour fonder une ville. Marseille fut ainsi fondée près de l’embouchure du Rhône dans un golfe écarté, comme dans un coin de mer. »
Aristote, dans sa Constitution des Marseillais, évoque la même histoire. Telle est donc bien la légende que les Grecs de Phocée ont voulu laisser à leurs descendants, exemple de fondation pacifique (rare dans l’Antiquité) basée sur l’hospitalité et le mariage. Une telle alliance entre familles aristocratiques est ainsi d’une importance capitale lors de la fondation de colonies comme Marseille : il faut des femmes à ces nouveaux colons qui, le plus souvent, n’en ont pas emmené avec eux. On pourra ainsi opposer l’enlèvement des Sabines à l’union librement consentie entre Gyptis et Protis, événement fondateur d’une cité pour laquelle pas une goutte de sang européen ne fut alors versée !
Marseille, baptisée ainsi en référence au fleuve Massalia coulant non loin, est donc une ville fondée par des colons grecs en quête d’un nouveau territoire, bâtie non dans le sang mais sur le mariage.
Ce mariage légendaire permet aujourd’hui à certains de fantasmer sur un métissage idyllique présenté comme mythe fondateur d’une ville ouverte sur la Méditerranée. C’est oublier un peu vite que Grecs et Ligures, autrement dit Hellènes et Celtes, sont deux branches du même arbre européen. Marseille est ainsi née de l’union de deux grands peuples de souche indo-européenne !
Voilà un héritage dont nous pouvons être fiers, nous Marseillais de souche ou d’adoption, Européens qui habitons la belle cité phocéenne !
Le Camelot du Roi
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